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Rando Bertrix 2006

Beaucoup de monde à cette randonnée organisé par le club de moto de Bertrix. Tout commence par un contrôle technique en collaboration avec codever. Certains participants ayant remplacé leur pot d’échappement d’origine par un pot racing se voient interdire l’accès à la randonnée. M. Naveau, président du Codever Belgique veille au grain, sonomètre en main, et tout participant dont le quad développe plus de 98 dB se voit interdire la randonnée. D’une manière générale tout se passe rapidement et après le contrôle nous nous dirigeons vers la salle où la file est un peu plus longue, on nous redemande une deuxième fois les papiers, on règle l’inscription et on nous distribue les tickets repas.

Après avoir pris notre petit déjeuner, nous penons le départ sur une courte liaison routière, juste le temps de quitter la ville, puis nous nous enfonçons dans cette grande forêt ardennaise. Par rapport aux années précédentes, j’ai trouvé que cette randonnée était beaucoup plus roulante et prenait soin d’éviter toutes les difficultés au détriment des quads 4x4. Si pour la moto il n’y a qu’une sorte de machine présente, ce n’est pas le cas pour le quad. En effet, on distingue deux types de quads différents en randonnée.

D’une part il y a les quads sportifs qui ont une garde au sol limitée et une transmission par chaîne, deux roues motrices et une boite de vitesse style moto, leurs propriétaires sont en règle générale assez jeunes et sont à la recherche de parcours assez roulants sans trop de difficultés et à l’affût du moindre virage pour partir dans de longs travers. Complètement à l’opposé, il y a les quads utilitaires qui sont plus lourds ont une grande garde au sol, en règle générale sont 4x4 avec une transmission par cardan et la boite de vitesse est remplacée par un variateur, les propriétaires de ces quads sont généralement plus âgés et parfois utilisent même le quad à la maison pour réaliser quelques travaux. Ces personnes sont à la recherche de tracés plus techniques, avec des zones trialisantes et aiment se délasser dans des beaux gros bourbiers.

 

On le remarque dans toutes les randonnées dès qu’une difficulté se présente les propriétaires de quads sportifs essayent de la contourner à tout prix n’hésitant pas à couper à travers la forêt et à sortir du parcours. Cette attitude alimente les conversations de nos détracteurs en criant haut et fort que les quads détruisent plus que les motos. Les organisateurs des randos en sont bien conscients et on le remarque dans les différents tracés, et, notamment à Bertix, où ils essayent d’éviter les difficultés ou tout simplement se voient interdire certains tronçons suite aux débordements de parcours des années précédentes.

Résultat, nous nous retrouvons avec des parcours qui certes sont splendides car la région offre des paysages exceptionnellement variés dans cette vallée de la Semois mais qui sont également roulants et moyennement adaptés pour les quads utilitaires. Tout le monde roule avec son dossard sur le dos à allure soutenue gâchette dans le coin et on se croirait plus en enduro qu’en balade. La solution serait peut être d’avoir plusieurs passages techniques sur le parcours que seuls les quads utilitaires pourraient emprunter de manière à contenter tout le monde ou mieux créer deux randonnées le même jour avec des tracés complètement différents. Un tracé adapté pour le quads sportifs où l’on en profiterait pour en faire une épreuve sportive style enduro et un pour les quads utilitaires plus techniques et plus boueux, mais là je pense que les organisateurs se butteront à un autre problème qui est celui des autorisations et de l’organisation, car ne perdons tout de même pas de vue qu’une randonnée bien gérée comme Bertrix a mobilisé près de 120 bénévoles.

Le contrôle technique en collaboration avec Codever et le parking étaient situés aux alentours de la gare de Bertrix. Rien n’était laissé au hasard, mais seuls quelques quads se sont vus interdire l’accès à la balade, la majorité d’entre eux étant respectueux des nouvelles normes en vigueur.

M. Naveau président du codever Belgique (à gauche) en grande discussion avec M. JP Vander Elst (à droite) organisateur de pondroquad. Il y a fort à parier qu’ils discutent des difficultés de plus en plus importantes que les organisateurs rencontrent pour organiser de telles randonnées. Qui rappelons le sont le seul moyen pour l’instant pour circuler légalement en forêt.

Après le contrôle des machines, place au contrôle des papiers et à l’inscription proprement dite. Celà devient un vrai parcours du combattant pour participer à une balade, je me demande si c’est pareil dans les autres loisirs (bien que j’aie déjà la réponse !!!)

On le remarque déjà avec le marché de la moto, c’est une évidence, les belges aiment les machines sportives

pas beaucoup de bourbiers à se mettre sous la dent cette année à Bertrix alors dès la première flaque de boue, on s’y jette avec délectation.

L ’endroit qui fera couler beaucoup d’encre et notamment dans la presse régionale nous y reviendrons plus en détails dans nos news. Mais de grâce à de tels endroits passez au pas, çà ne fera que relever un peu notre image de marque, car s’amuser à frôler les gardes gaz en grand ne fera qu’envenimer les choses et j’aime autant vous dire que les commentaires à l’encontre des quads allaient bon train à cet endroit (je le sais car je me suis fait arrêter pendant une bonne heure !!!!). Et oui arrêt obligé pendant une heure le temps de vérifier si j’étais en ordre de participation, il faut dire que je n’étais pas muni de mon dossard (trop gênant pour ranger l’appareil photo) et que pour couronner le tout, je suis venu à Bertrix directement de Hongrie sans repasser par chez moi et que j’avais perdu ma plaque d’immatriculation dans un beau bourbier Hongrois, alors allez raconter çà à des gardes qui n’ont pas vraiment les quads dans la peau, et bien je vous assure que çà n’a pas été facile de s’expliquer mais bon avec un peu de bon sens et de savoir-vivre, tout est rentré dans l’ordre.

Tout avait été mis en œuvre pour que cette balade ait le moins d’impact possible sur l’environnement, outre les 120 bénévoles mobilisés pour cette journée, de solides petits ponts enjambaient les petits ruisseaux.

Certains sont là pour randonner tranquillement en toute sécurité et n’ont pas envie randonner « à la sauvage » espérons que les quelques excités de la gâchette ne viennent pas les priver de leurs loisirs.

Effets pervers de ces randonnées :

- Parcours fléchés

- Dossards

- Boucles sans difficultés majeures (trialisant, bourbiers …)

Il n’en faut pas plus pour se prendre pour un pilote d’enduros Mais encore une fois, rappelons le, toutes ces dispositions ne viennent pas de l’organisateur mais lui sont imposées par des directives émanant de la DNF, il y a de quoi se poser des questions !!!!!!!!!!!!


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